
Pourboires : l'Umih réclame la prolongation de l'exonération fiscale et sociale
Le secteur de la restauration et de l’hôtellerie est de nouveau au cœur du débat fiscal. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) demande au gouvernement de prolonger l’exonération fiscale et sociale sur les pourboires, une mesure en vigueur depuis janvier 2022 et qui doit s’achever le 31 décembre 2025.
Pourquoi cette exonération est essentielle ?
Traditionnellement, les pourboires perçus par les salariés constituent un complément de rémunération soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Mais en pratique, les sommes données en espèces échappent souvent à la déclaration, alors que celles versées par carte bancaire sont automatiquement intégrées au chiffre d’affaires et imposables.
Avec l’essor du paiement électronique, la question de la fiscalisation est devenue centrale. Pour soutenir l’attractivité des métiers et préserver le pouvoir d’achat des salariés, l’État avait instauré en 2022 un dispositif d’exonération, reconduit à deux reprises. Son avenir dépend désormais de la loi de finances 2026.
Salariés et employeurs, un consensus rare
- 81 % des salariés se déclarent opposés à l’imposition des pourboires.
- 41 % d’entre eux envisageraient de quitter la profession si la mesure venait à disparaître.
- 86 % des employeurs estiment que les pourboires sont une gratification indispensable pour fidéliser leurs équipes.
- 92 % des dirigeants rejettent la suppression de l’exonération.

Une « taxe sur le sourire » ?
Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, résume l’enjeu en ces termes : « Taxer les pourboires reviendrait à taxer le sourire ». Pour lui, ces gratifications ne doivent pas être considérées comme un privilège, mais comme un signe de reconnaissance que l’État ne devrait pas fragiliser par une fiscalisation accrue.
Quel impact pour les professionnels de la restauration ?

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Publié le 04/09/2025 par



